Corrida

De sa naissance jusqu’à sa mise à mort dans un abattoir ou une arène, le taureau est exploité et objectivé.

UNE EXCEPTION JURIDIQUE

La corrida entre dans le champ d’application de l’article 521-1 du code pénal qui prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 30 000€ pour tout acte de cruauté commis envers un animal. Pourtant, l’alinéa 7 de cet article prévoit une exception pour les corridas et les combats de coqs sur les territoires où ces derniers connaissent une tradition locale et ininterrompue.

Rappelons qu’un des principes fondamentaux de la république française est qu’elle est une et indivisible.

L’expression « indivisible » signifie : un droit uniforme qui s’applique de manière identique sur tout le territoire. Ce n’est pas le cas avec cet alinéa 7 de l’article 521-1 qui est donc contraire aux principes fondamentaux de la République française et donc illégal !

C’est cette incohérence à laquelle nous tentons de mettre fin en interdisant la corrida en France, sans exception à cette règle.

AVANT LA CORRIDA

Plusieurs pratiques peuvent avoir cours avant la corrida afin d’affaiblir le taureau.

La plus connue est l’afeitado, cela consiste à scier à vif plusieurs centimètres des cornes du taureau qui sont innervées ce qui rend la chose extrêmement douloureuse. Ainsi le taureau perd ses repères spatiaux et par la même occasion sa capacité à se défendre. Les cornes sont reconstituées en résine pour que tout cela reste invisible.

Nous pourrions encore citer les transports d’une durée et dans des conditions difficiles, la vie dans l’élevage (séparation avec la mère, marquage au fer…), le fait que les animaux puissent être sédatés pour tenir plus longtemps dans l’arène, la vaseline que l’on peut lui mettre dans les yeux, etc.

PENDANT LA CORRIDA

La corrida dure 15 minutes en moyenne, ce qui veut dire que dans chaque événement taurin ce n’est pas un mais plusieurs taureaux qui sont assassinés.

Elle se déroule en trois temps appelés tercio :

  • Le premier, le tercio de pique, consiste à empêcher le taureau de bouger et de relever la tête pour le rendre encore plus inoffensif. Pour cela, des piques sont enfoncées dans son dos et son cou afin de sectionner ses muscles releveurs et extenseurs et les ligaments de sa nuque. Cette étape est effectuée par un·e picador·a à cheval dont la monture est constamment mise en danger et parfois éventrée.
  • Durant le tercio de banderilles, le taureau se voit enfoncer par 6 fois des harpons de 6 cm en moyenne afin d’accentuer l’hémorragie.
  • Enfin, lors du tercio de muleta, le matador ou la matadora plante encore une épée à plusieurs reprises dans le garrot du taureau. Ce dernier peut être à nouveau transpercé par une autre épée entre les cornes. Un dernier coup de poignard est censé tuer l’animal. Dans bien des cas, il n’est pourtant pas mort quand il est traîné derrière un char hors de l’arène.

Il est à noter qu’ont lieu également des novillada et des becerrada qui mettent en scène des veaux ou jeunes taureaux.

COMMENT LUTTER CONTRE LA CORRIDA ?

Vous pouvez nous rejoindre.

Vous pouvez également écrire à vos élu·e·s municipa·les·ux et parlementaires afin de leur faire part de votre opposition à la corrida.

L’association 269 Life France luttera tant que les taureaux seront utilisés par l’être humain pour son plaisir personnel.

Top